| LUNDI 15 JUILLET 2002
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VALORISATION ET PROMOTION DU CINEMA D'AUTEUR, INDÉPENDANT
COMPTE-RENDU DE NOTRE DÉBAT :
Valorisation du cinéma d'auteur, indépendant, et du patrimoine
cinématographique du 26 juin 2002
Auteur : MICHEL KOCH
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A l'heure de la mondialisation (fusions, poids des multiplexes), de la
concentration verticale (production-distribution-exploitation), quels
outils, quels moyens, quels enjeux stratégiques de redéploiement
pour le cinéma d'auteur, celui d'antan ou celui des jeunes auteurs
contemporains?
En particulier, nous aborderons ces questions à travers trois
axes :
- les nouvelles relations qui se tissent avec les pouvoirs publics
- des enjeux internationaux redessinés
- l'impact des nouvelles technologies telles le numérique…
Présentation des intervenants et de l’animateur du débat
:
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Bruno CHATELIN – HEC 1977
Chief Operating Officer de FILMFESTVALS
Ancien Directeur Général à la création chez
UGC FOX distribution
Sophie RACHLINE-DULAC
Directrice des ECRANS DE PARIS
Qui compte l’Escurial, les Majestic, le Reflet Médicis, l’Arlequin
Le débat est proposé, organisé et animé par
Hélène CASCARO, Présidente du Club Culture et Management
Présentation des activités des intervenants :
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Sophie RACHLINE-DULAC
Bien qu’exerçant des activités de production, Sophie
Rachline-Dulac se présente avant tout comme exploitante de salles.
Son objectif est de faire vivre un cinéma de proximité,
de quartier. Il s’agit d’élargir l’offre que
le petit cinéma du coin, où l’on se rend à
pied, peut apporter par rapport aux grandes salles multiplexes [note CC&M
: à partir de 8 salles]
Un cinéma dynamique peut véritablement faire revivre, ou
tout du moins animer, un quartier. C’est ainsi toute l’âme
d’un quartier qui peut être refaçonnée par une
salle de cinéma. On peut citer le cas de cinémas comme La
Pagode ou le Studio Bertrand.
D’une manière générale, la démarche
de Sophie Rachline-Dulac consiste à enrichir l’offre de ses
salles. Il faut créer le besoin. Le public doit être conduit
à se demander non pas “quel film je veux voir ?”, mais
‘’que se passe-t-il ce soir, par exemple, à l’Escurial
?”. Pour stimuler l’envie du public pour le cinéma
présenté dans ses salles, Sophie Rachline-Dulac a mis en
place plusieurs animations qui deviennent une marque spécifique
de ses salles.
- Mise en avant des courts-métrages qui sont de moins en moins
présentés en salle. Pour cela des soirées thématiques
sont organisées.  Ex. Jeudi 27 juin : Soirée
de courts-métrages en relation avec la Gay Pride du Samedi suivant
 Ex. Au mois de juillet, une soirée est prévue
sur le thème des vacances
- Organisation des “saisons” : c’est l’occasion
de ressortir sur grand écran les “classiques” (Autant
en emporte le vent, Ben Hur…).
- Organisation des séries “Deuxième chance”
: des films mis aux oubliettes parce que sortis au même moment que
de très grosses productions, sont à nouveau à l’affiche.
C’est l’occasion de ne pas rater une nouvelle fois ces créations.
- Un festival est aussi organisé pendant la période estivale.
Bruno CHATELIN
Après un début de parcours dans la publicité, Bruno
Chatelin s’est orienté vers la production cinématographique.
Directeur marketing de Columbia TrisStarfilms dans un premier temps, il
devient par la suite directeur général à la création
chez UGC FOX distribution.
Son travail sur l’élaboration du site Internet du Festival
de Cannes le conduit à s’intéresser à ce nouveau
support.
Dans ce contexte, FILMFESTIVALS se présente comme une nouvelle
plate-forme de diffusion de films. Il s’agit d’une sorte de
vidéo club en ligne. D’une façon plus large, FILMFESTIVALS
se présente comme un nouveau médium pour la diffusion des
films ainsi qu'un prestataire de services aux festivals et producteurs
et agence de presse spécialisée sur les festivals.
Tendances et avenir du cinéma d’auteur :
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• Le soutien des institutions publiques
Sophie RACHLINE-DULAC
1. Le système de soutien public est très complexe. Le fonds
de soutien au cinéma géré par le Centre National
du Cinéma en est l’outil principal. Il est financé
par le biais d’une taxe prélevée sur les ventes de
billets. Les aides sont accordées après études de
dossier. Mais la procédure est longue et il faut un dossier très
solide pour les obtenir. En dépit d’une certaine lenteur
engendrée par ces procédures, le CNC reste un acteur incontournable.
Il bénéficie en outre de la présence d’un nouveau
directeur, David Kessler, très efficace.
2. Une innovation a été introduite par la Mairie de Paris.
Face à la menace de fermeture de nombreuses salles indépendantes,
Bertrand Delanoë a créé une “mission cinéma”.
À sa tête, Régine Hatchondo établit actuellement
un état des lieux sur les salles de cinéma indépendantes
de la capitale. Il s’agit d’une approche nouvelle et qui semble
prometteuse. En effet, elle a la volonté et les moyens financiers
pour intervenir : aménagement des salles, introduction de nouvelles
technologies…
3. L’impact de l’apparition des multiplexes
Bruno CHATELIN
“C’est Hollywood” qui finance le cinéma d’auteur.
En réalité ce sont les multiplexes qui ont permis au cinéma
de sortir de la crise.
Sophie RACHLINE-DULAC
Effectivement, les multiplexes ont permis de relancer le niveau global
des entrées de cinéma. Mais cela s’est fait au détriment
du cinéma de quartier. La vraie difficulté des salles indépendantes
par rapport aux multiplexes tient au moindre confort des salles. Le réaménagement
des salles est très coûteux. On attend sur ce point beaucoup
de la nouvelle “mission cinéma”. Dans tous les cas,
l’objectif n’est pas de concurrencer les multiplexes mais
bien d’offrir un cinéma de quartier différent.
Bruno CHATELIN
Ce cinéma est un cinéma artisanal, un cinéma de passion.
La programmation s’en trouve marquée. Elle peut ainsi être
à contre-courant. De même, le travail de promotion est assez
différent. Son objectif est de faire revenir les gens dans ces
salles de quartier. Des opérations comme celle de la “deuxième
chance” sont formidables et atypiques. En effet, aujourd’hui
la sanction tombe en général presque immédiatement.
On sait bien souvent dès les premiers chiffres du mercredi soir
si le film va rester à l’affiche. On peut dire en conclusion
que le cinéma d’auteur est un cinéma fragile qui demande
un très gros investissement des hommes qui y travaillent. Il faut,
plus qu’ailleurs, trouver des idées et se battre pour faire
venir les spectateurs. Face à cela, les pouvoirs publics ont un
rôle à jouer en termes d’aide financière dans
la mesure où il n’est pas très rentable.
• L’apport des nouvelles technologies
1. Le cinéma sur Internet
Bruno CHATELIN
Internet est un moyen abordable pour diffuser un film. Dans le même
temps, Internet répond aux attentes d’une communauté.
Enfin, il s’agit d’un support de diffusion international.
Ainsi, FILMFESTIVALS présente de nombreux réalisateurs qui
sont des étudiants d’écoles de cinéma américaines.
C’est l’occasion pour ces jeunes créateurs d’accéder
à un public.
L’offre cinéma en ligne de FILMFESTIVALS illustre une nouvelle
façon de voir le cinéma. Il s’agit d’une expérience
solitaire très particulière. Certains réalisateurs
commencent à écrire pour ce support spécifique.
Autour du film, de nombreux services peuvent être proposés
en complément : forum de discussions pendant le film, chats et
autres informations, accès au dossier de presse… Le pari
est que ceux qui aiment voir le ciné veulent en savoir davantage.
Ainsi, ces compléments au film peuvent faire passer un film, qui
sur support classique (salle de cinéma) aurait été
évalué 8/20, grâce aux divers services qui l’accompagnent,
à 12/20. Il y a d’autres sources de plaisirs pour le spectateur
qui s’ajoutent au film.
Ces points positifs sont cependant à nuancer. Bruno Chatelin est
bien moins optimiste aujourd’hui sur les perspectives de développement.
a On peut tout d’abord noter que la “fracture numérique”
se creuse et que la France accuse un retard de près de deux ans
en ce qui concerne l’accès au haut débit. b Par ailleurs,
les business plans qui ont été développés
au moment du boom de l’Internet buttent aujourd’hui sur l’habitude
de gratuité qui a été créée pour le
consommateur. c Enfin, c’est au niveau de l’offre que des
questions se posent aujourd’hui. En effet, de nombreux réalisateurs
sont réticents à l’idée de diffuser leurs films
sur le Net car ils craignent de perdre le moyen de le revendre à
d’autres canaux de distribution (ex. TV). Finalement, on ne retrouve
plus que des jeunes artistes débutants, pour qui Internet est dans
un premier temps le seul canal de distribution. L’offre se trouve
donc limitée.
2. Le numérique
Sophie RACHLINE-DULAC
Sur ce point-là, on observe également un certain retard
de la France. Une solution intermédiaire et alternative au tout
numérique est envisageable : le BARCO. Ce système offre
de nombreux avantages : a De plus en plus de tournages se font sur support
DVD (moins onéreux). Or, avec le matériel traditionnel du
projectionniste, on ne peut pas les visionner. b La programmation peut
être plus flexible. c C’est aussi une solution par rapport
à certaines vieilles copies de films qui sont trop usées
pour être diffusées.
Bruno CHATELIN
Le tout numérique, c’est Star Wars.. De grands groupes du
cinéma et de nouveaux entrants (Boeing) ont investi des sommes
considérables dans la mise au point d’ appareils de projection
très performants. On peut donc techniquement envisager du tout
numérique sur l’ensemble de la chaîne de distribution
avec diffusion des fichiers par satellite. Dans tous les cas, l’introduction
du numérique permet de diminuer les coûts liés à
la copie et aux transports des bobines. Bruno Chatelin pense que d’ici
4 à 5 ans, le numérique s’imposera notamment dans
les pays émergeants.
Sophie RACHLINE-DULAC
Certes, le numérique représente l’avenir. Néanmoins,
il faut être vigilant et surveiller à ce que cela ne retire
pas son charme au cinéma.
Bruno CHATELIN
L’émotion passe autant, voire mieux, sur le numérique
que sur les bobines 35mm dans une salle moyenne. Star Wars à Cannes
en a fait le démonstration éclatante.
Questions du public :
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Question 1 : Face à l’annonce de fermeture de salles de
cinéma mythiques, comme le Kinopanorama, que font les pouvoirs
publics ? Et comment s’expliquent ces difficultés économiques
?
Sophie RACHLINE-DULAC
Aujourd’hui, il y a un vrai problème d’argent. Même
de la part du CNC, il devient de plus en plus difficile de faire passer
un dossier de demande de subventions. En ce qui concerne la nouvelle “mission
cinéma”, elle n’a pas encore financé de projets.
Dans le cas spécifique du Kinopanorama (450 fauteuils), s’ajoutent
les difficultés intrinsèques aux salles uniques en termes
de gestion et de programmation. De plus, il s’agit de propriétaires
privés qui sont libres de disposer de leur bien comme ils l’entendent.
On n’observe pas dans ce cas une implication de la Mairie, comme
c’est le cas pour le cinéma de L’Entrepôt dans
le XIVe arrondissement.
Question 2 : Paris joue un rôle de prescripteur en termes de cinéma
d’auteur. Seule une réussite à Paris ouvre les portes
de la province.
Bruno CHATELIN
Il ne faut pas retomber dans le pessimisme. La difficulté première,
pour tous les films, tient à la durée très courte
dont disposent réalisateur et producteur pour tenir un film à
l' affiche.
Question 3 : Le système des cartes illimitées, qui représente
aujourd’hui 7 % des entrées en Ile-de-France, peut-il être
envisagé pour relancer les ventes des billetteries du cinéma
indépendant ?
Sophie RACHLINE-DULAC
La carte illimitée est à double tranchant. Elle permet un
plus grand accès au cinéma. Le rôle psychologique
du sentiment de gratuité que fait naître la carte illimitée
sollicite le spectateur. Ce dernier va avoir tendance à plus aller
au cinéma.
Mais au-delà de ces aspects, on peut aussi souligner que la carte
illimitée peut pousser à “consommer" du film
en interrompant les séances par exemple. C’est par ailleurs,
un système complexe à mettre en place. En outre, la difficulté
des exploitants de salles indépendantes rend difficile la mise
en place d’une telle carte.
Sophie Rachline-Dulac est plutôt favorable à l’option
de carte avec un nombre de places limitées, qui joue néanmoins
un rôle de fidélisation.
Il est également important de souligner qu’un rapprochement
entre cinémas indépendants pourrait être efficace.
Sophie Rachline-Dulac s’est rapprochée de Jean Henochsberg
(La Pagode).
Question 4 : Comment se fait-il qu’aujourd’hui, l’offre
en cinéma européen soit si pauvre sur nos écrans
?
Bruno CHATELIN
Le problème est avant tout le manque d’écrans disponibles.
Il y a trop de films et pas assez d’écrans.
Géode
En effet, car il existe bien un fonds de soutien au cinéma européen.
Le problème est bien celui d’un manque de salles.
Centre européen de formation au cinéma:
On retrouve aussi une explication historique. Dans les années 50,
le cinéma américain réalisait de nombreuses co-productions
avec l’Italie notamment. Ce qui explique la diffusion plus large
de ce cinéma américano-européen. Par ailleurs, la
Fédération des cinés clubs était à
l’époque très active. Elle a contribué à
la découverte en France de nombreuses productions étrangères.
De plus, on peut se demander si la raison pour laquelle certains films
ne trouvent pas de diffuseur ne tient pas à une overdose d’images
aujourd’hui.
Géode
On ne peut pas dire qu’il y ait plus de films aujourd’hui.
Depuis les années 50 on tourne autour de 600 nouveaux films par
an. Ce qui change, c’est que pour des périodes comme le mois
de décembre, 5 films représentent 70 % des écrans
à Paris.
Question 5 : L’alliance entre les structures de production et de
diffusion est-elle une chance ou présente-t-elle un risque ?
Bruno CHATELIN
C’est plutôt une chance, mais le système n’est
pas encore optimal.
Sophie RACHLINE-DULAC
Il y a un problème de distribution des films. Il est important
que chacun joue son rôle. Un exploitant de salle doit avoir du courage.
C’est dans cette optique que Sophie Rachline-Dulac a décidé
de programmer Féroce de Gilles Demaistre, alors qu’aucune
salle ne voulait le mettre à l’affiche.
Question 6 : Est-ce que la distribution et la diffusion d’un film
ne sont pas totalement conditionnées par la campagne de promotion
?
Sophie RACHLINE-DULAC
Il est vrai qu’une partie du succès du film est conditionnée
par la promotion qui en est faite. Cependant c’est véritablement
le public qui a le dernier mot. Il est donc capital de bien viser son
public et d’orienter sa programmation en conséquence. Ainsi,
Sophie Rachline-Dulac sait qu’en programmant Harry Potter à
Passy, elle n’aura pas de problèmes (on vise notamment toute
la population de grands-parents qui peuvent emmener leurs petits-enfants
voir ce film). À l'inverse, le même film distribué
au Reflet Médicis, au cœur d’un quartier étudiant,
serait sans doute un échec.
Géode
Il y a aussi une inégalité dans la distribution des films.
D’une manière générale, on constate que sur
174 films américains, 60 font moins de 30 000 entrées. Malgré
tout, Ces films sont en moyenne présents dans 3 fois plus de salles
qu’un film français de même niveau. Ce déséquilibre
est lié à l’inconscient et n’a pas d’autre
justification.
Question 7 : Le cinéma d’auteur se définit-il à
partir d’un seuil budgétaire ?
Bruno CHATELIN
Il est difficile de faire une classification fine et stricte. Ainsi, certains
films sont réalisés avec des budgets qui pourraient être
ceux d’un film dit d’auteur et qui connaissent des succès
phénoménaux dignes de films à grand budget.
Question 8 : En dehors des Festivals, où peut-on avoir accès
aux courts-métrages ?
Bruno CHATELIN
Sur FILMFESTIVALS, 2/3 du contenu est consacré aux courts-métrages.
Par ailleurs, des chaînes de télévision comme Canal
Plus diffusent les courts-métrages.
Sophie RACHLINE-DULAC
Autrefois, les courts-métrages étaient beaucoup plus accessibles.
On les projetait en début de séance. Les longs-métrages,
tout comme les “courts”-métrage, deviennent tous de
plus en plus longs. Il n’y a donc plus de temps en début
de séance, pour combiner courts et longs. Parallèlement,
les quotas de publicités et les bandes-annonces diminuent encore
davantage le temps qui pourrait être attribué à la
diffusion des courts-métrages. On ne peut plus diffuser un court
qui dépasserait les 9 minutes. Il est donc vrai que le lieu le
plus favorable aux courts-métrages est aujourd’hui le festival.
On peut citer à titre d’exemple le célèbre
Festival de Clermont-Ferrand, le Festival Onze bouge à Paris, qui
est l’occasion de diffuser à un large public des œuvres
courtes.
Question 9 : Le fait que les films n’aient qu’une seule semaine
pour faire leur preuve, n’est-il pas un frein très fort à
la production de nouvelles œuvres ?
Bruno CHATELIN
Si le marché de Cannes affiche des résultats en équilibre,
il est vrai que les “petits” (non affiliés à
une Major) ont de plus en plus de mal à percer. Seuls, ils manquent
de moyens.
Sophie RACHLINE-DULAC
Le tableau n’est pas si pessimiste. Le cinéma reste du spectacle.
Les productions de qualité trouveront toujours preneur. À
cette qualité de l’œuvre artistique s’ajoute la
nécessité d’une stratégie gagnante en termes
de programmation. “Le Peuple Migrateur” est un bon exemple.
Il n’a été programmé que dans des petites salles,
et a rassemblé plus de 2 millions de spectateurs.
Bruno CHATELIN
On constate un certain “snobisme” du premier film, puis plus
rien. De nouveaux canaux de distribution sont à envisager pour
s’ouvrir sur la diversité. Grâce à FILMFESTIVALS,
le chemin suivi pour lancer un film grace à Internet a déjà
fait ses preuves : exemple de Paria de Nicholas Klotz
1. présenté au Festival de Saint Sebastien en septembre
2. Diffusion via le Net en janvier => identification
3. Distribution internationale Celluloid Dreams
4. Distribution française Magouric
5. Cannes promotion internet, site dédié
6. Version TV du film présentée sur Arte en mai
7. Sortie en salle en octobre
Il est aujourd’hui nécessaire de trouver de nouvelles voies
pour aller chercher ailleurs le spectateur.
Fréquentation des salles
o France 3,2 sorties annuelles
o USA : 5,4 sorties annuelles
Après une baisse continue depuis l’après-guerre,
on observe depuis 1992 une hausse de la fréquentation des salles
dans tous les pays. Quelques éléments permettent d’expliquer
cette hausse : les cartes d’abonnement, l’amélioration
du confort des salles (grands écrans, son dolby et stéréo,
fauteuils confortables multiplexes…°.
L’attrait des films américains
o Depuis le début du cinéma : 85 % des 200 films en tête
du boxe-office mondial [recette des entrées en salles] étaient
américains. o En Europe : les films américains représentaient
en 1999 entre 54 % et 85 % de la fréquentation des salles.
La Force de frappe américaine
o Aux USA, les 5 principales sociétés de distribution représentent
les ¾ du marché sont contrôlées par les Majors.
o Pathé en 1912/1913 représentait 85 % du cinéma
mondial
Les Nouveaux supports du cinéma
o 4 % total des films vus est vus en salle
o 96 % restant est vus sur téléviseurs : chaînes TV,
vidéo…
o L’achat et la location de vidéo représentaient 57
% du total du montant des ventes en France en 200.
Source : Enquête d'Alain Mathieu pour le mensuel Entreprendre n°168
« L’exception française à l’assaut d’Hollywood
».
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