Présentation
:
Chaque
année, autour du mois d'août, émerge du cœur de Paris un festival
proposant un mélange d'œuvres bizarres, éprouvantes et atypiques;
en un mot: étranges. Il n'en fallait pas plus pour baptiser
ce festival qui, depuis sept ans, possède l'art de mêler œuvres
cultes, productions récentes et trésors inconnus, tous plus
déjantés les uns que les autres.
Installé depuis l'année passée
au Forum des Images, L'Etrange Festival est donc, vous l'aurez
compris, un événement immanquable pour tout amateur de bizarreries
qui se respecte. Des amateurs qui sont de plus en plus nombreux
chaque année et des salles qui ne désemplissent pas du premier
au dernier jours. Pour preuve, le récent déménagement du festival,
autrefois situé à la vidéothèque des Halles dont la capacité
d'accueil s'est avérée insuffisante face à l'énorme engouement
du public.
Rétrospectives, hommages, nuits thématiques, performances,…
tout est bon pour faire de cette manifestation un événement
incontournable. Mais le clou du festival, là où les spectateurs
sont prêts à vendre père et mère pour y assister, là où l'on
vous conseille de vous y prendre à l'avance pour l'obtention
de vos billets, ce sont les nuits thématiques...
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Compte
Rendu - Palmarès :
Avec
le (petit) palmarès décerné mardi 5 septembre, s'achève l'un
des festivals les plus envoûtants et les plus dépaysants de
l'année. L'Etrange Festival a désormais fermé ses portes, les
amateurs de bizarreries, les dénicheurs de perles rares ou les
curieux, tout simplement, peuvent rentrer chez eux et préparer
leur paquetage pour l'année prochaine; à moins que les plus
fervents d'entre eux ne décident de suivre la délocalisation
de la manifestation qui se déroulera du 20 au 24 septembre à
Strasbourg (la programmation étant un peu différente, on essayera
de vous en reparler)…
Peu
enclin au système compétitif, le festival ne met en jeu chaque
année que deux prix, tous deux attribués à la section des courts
métrages. Le premier étant donné par le public et l'autre par
les programmes courts de Canal +. Mais cette année, c'est un
seul film qui est reparti avec ces prix sous les bras. Même
s'il n'était de loin pas le plus intéressant (on lui aurait
préféré Billy's Baloon (1998) de Don Hertzfeldt ou George
Lucas in Love (1999) de Joe Nussbaum), c'est néanmoins Playing
Possum (1999) de Peter Salmon qui se voit donc récompensé
d'un achat par Canal + et d'un sous-titrage gratuit...
Parmi
la cinquantaine de longs métrages présentés, La Frusta e
il corpo (Le Corps et le fouet, 1963) l'un des Mario Bava
les plus réputés, était proposé dans une copie flambante neuve
faisant parfaitement honneur à la somptuosité de la photo. Bariolée
de couleurs éclatantes, cette ode baroque aux plaisirs sadomasochistes
domina la section "Jeux d'amour, jeux de mort".
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