L'étrange Festival
du 23 août au 5 septembre

Présentation :

Chaque année, autour du mois d'août, émerge du cœur de Paris un festival proposant un mélange d'œuvres bizarres, éprouvantes et atypiques; en un mot: étranges. Il n'en fallait pas plus pour baptiser ce festival qui, depuis sept ans, possède l'art de mêler œuvres cultes, productions récentes et trésors inconnus, tous plus déjantés les uns que les autres.

Installé depuis l'année passée au Forum des Images, L'Etrange Festival est donc, vous l'aurez compris, un événement immanquable pour tout amateur de bizarreries qui se respecte. Des amateurs qui sont de plus en plus nombreux chaque année et des salles qui ne désemplissent pas du premier au dernier jours. Pour preuve, le récent déménagement du festival, autrefois situé à la vidéothèque des Halles dont la capacité d'accueil s'est avérée insuffisante face à l'énorme engouement du public.

Rétrospectives, hommages, nuits thématiques, performances,… tout est bon pour faire de cette manifestation un événement incontournable. Mais le clou du festival, là où les spectateurs sont prêts à vendre père et mère pour y assister, là où l'on vous conseille de vous y prendre à l'avance pour l'obtention de vos billets, ce sont les nuits thématiques...

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Compte Rendu - Palmarès :

Avec le (petit) palmarès décerné mardi 5 septembre, s'achève l'un des festivals les plus envoûtants et les plus dépaysants de l'année. L'Etrange Festival a désormais fermé ses portes, les amateurs de bizarreries, les dénicheurs de perles rares ou les curieux, tout simplement, peuvent rentrer chez eux et préparer leur paquetage pour l'année prochaine; à moins que les plus fervents d'entre eux ne décident de suivre la délocalisation de la manifestation qui se déroulera du 20 au 24 septembre à Strasbourg (la programmation étant un peu différente, on essayera de vous en reparler)…

Peu enclin au système compétitif, le festival ne met en jeu chaque année que deux prix, tous deux attribués à la section des courts métrages. Le premier étant donné par le public et l'autre par les programmes courts de Canal +. Mais cette année, c'est un seul film qui est reparti avec ces prix sous les bras. Même s'il n'était de loin pas le plus intéressant (on lui aurait préféré Billy's Baloon (1998) de Don Hertzfeldt ou George Lucas in Love (1999) de Joe Nussbaum), c'est néanmoins Playing Possum (1999) de Peter Salmon qui se voit donc récompensé d'un achat par Canal + et d'un sous-titrage gratuit...

Parmi la cinquantaine de longs métrages présentés, La Frusta e il corpo (Le Corps et le fouet, 1963) l'un des Mario Bava les plus réputés, était proposé dans une copie flambante neuve faisant parfaitement honneur à la somptuosité de la photo. Bariolée de couleurs éclatantes, cette ode baroque aux plaisirs sadomasochistes domina la section "Jeux d'amour, jeux de mort".

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