Festival
du Cinéma Espagnol de Toulouse - CinéSpaña 2000
du 11 au 22 octobre
renseignements: 05 61 12 46 29
Par les temps qui courent, le cinéma espagnol reste définitivement
une des valeurs sûres du paysage cinématographique mondial.
Pour s'en convaincre, rien de mieux que de repenser aux récents
Entre las piernas (Entre les jambes) de Manuel
Gomes Pereira et Abre los ojos (Ouvre les yeux)
de Alejandro Amenabar ou encore d'aller jeter un coup d'œil
au Nadie conoce a nadie (Jeux de rôles) de Mateo
Gil, qui sortira justement le 11 octobre en France. Et encore,
la plupart de la production espagnole de parvient pas à franchir
les frontières françaises.
Pour sa cinquième édition, Le Festival du Cinéma Espagnol tentera
une fois de plus, dans la ville de Toulouse, de réconcilier
les distributeurs français avec un cinéma souvent débordant
de vitalité et de créativité. D'autant plus que CinéSpaña s'est
récemment associée à la ville de Saragosse, de l'autre côté
des Pyrénées, pour le premier Festival du Film Français de Saragosse,
en avril 2001.
Cette année, à travers plus de quarante films, dont dix neuf
inédits, ce sont les films de la compétition officielle qui
tenteront de se départager les Violettes d'Or que remettra un
jury présidé par Bérénice Bejo (l'héroïne titre de Meilleur
espoir féminin de Gérard Jugnot).
Côté
compétition, même si on trouvera forcément son compte dans les
huit autres films sélectionnés, on ne peut pas dire grand bien
du sous-Scream El Arte de morir de Alvaro Fernández
Armero. Par contre, il faut ici saluer l'initiative des organisateurs
à sélectionner un film de genre comme celui-là.
Outre
des hommages aux comédiens Marisa Paredes (La fleur de mon
secret de Pedro Almodóvar) et Antonio Resines (Todos
los ombres sois iguales de Manuel Gómez Pereira), au réalisateur
Fernando Trueba (Belle époque, Two Much, La
Niña de tus ojos) et un regard porté sur les films muets
surréalistes des années 30 du cinéma espagnol, c'est la projection
de deux courts métrages de Nacho Cerda, Aftermath et
Genesis, deux superbes exemples du savoir faire du cinéma
espagnol en matière de films de genre, qui enchanteront cette
édition.
On
regrettera toutefois que le nouveau film de Alex de la Iglésia
(Le Jour de la bête, Accion Mutante), La Comunidad,
qui faisait l'ouverture du Festival de San Sebastian il y a
quelques jours, ne soit pas présenté. La fête aurait été à son
comble. Mais ne boudons pas notre plaisir, le cinéma espagnol
est sur la bonne pente.
Christophe
Pinol