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Se
déroulant en plein coeur des Rocheuses à Park City
dans l'Utah, le Festival de Sundance est LA référence
en matière de cinéma indépendant. Chaque année,
les cinéphiles autant que les pontes hollywoodiens à
la recherche du nouveau Blair Witch bravent la neige et le
froid pour s'enfermer dans les salles obscures et découvrir
des films à petit budget réalisés par des auteurs
inconnus.
Crée
en 1978 à Salt Lake City, le Festival du Film Américain
( "US Film Festival") est délocalisé à
Park City en 1981 et repris en main par le Sundance Institute en
1985. Selon les désirs de Robert Redford (directeur de l'Institut),
le festival nouvelle manière, rebaptisé Festival de
Sundance, est conçu comme une célébration du
cinéma indépendant, et devient une étape incontournable
du circuit américain. Sa compétition est d'ailleurs
considérée comme la plus prestigieuse outre Atlantique.
Mais si les accrocs de Sundance clament la permanence de l'esprit
indie (et les prix attribués ces dernières
années à des films comme Les Frères Mc Mullen
d'Ed Burns ou à Girlfight
de
Karyn Kusama l'attestent), certains dénoncent l'invasion
des requins d'Hollywood qui font de la seconde semaine du festival
(celle où Los Angeles s'empare de la ville) un véritable
enfer où on ne parle plus que de deals et de dollars.
Malgré
cette évolution, le film reste roi. Pour cette édition
2001, les organisateurs de Sundance ont visionné plus de
3000 films pour établir leur sélection de 100 longs
métrages et 60 courts métrages, répartis dans
différentes sélections. Cette année, le festival
lancera en outre son premier festival en ligne tandis qu'il reconduira
ses nouvelles créations de l'année dernière
comme le Gen-Y Studio, qui réunit des éudiants du
monde entier pour des débats sur la culture. Les autres manifestations
annexes concernent le théâtre avec le Theater Program
et le documentaire avec la House of Docs qui, en plus de la compétition
documentaire, réaffirme l'attachement du festival pour ce
genre de films.
Mais
le programme le plus attendu reste bien sûr la Compétition
Internationale de Longs Métrages récompensée
par le Grand prix du Jury (partagé l'année dernière
entre You Can Count On Me de Kenneth Logan et Girlfight
de Karyn Kusama). La section American Spectrum présente quant
à elle un panel inédit de la production indépendante
américaine tandis que la sélection World Cinéma
(Cinéma du Monde) présente plusieurs films internationaux
remarqués sur le circuit des festivals. On y trouvera entre
autres
Aniki mon frère du Japonais Takeshi Kitano, Ali
Zaoua du Marocain Nabil Ayouch et deux films français
:
Nationale 7 de Jean-Pierre
Sinapi, déjà primé à Berlin et à
San Sebastian ,et
La
Confusion des Genres de Ilan Duran-Cohen.
Le
festival présentera également toute une série
d'avants-premières très attendues comme il en a l'habitude
depuis quelques années où des films comme American
Psycho ou Virgin Suicides avaient connu dans les Rocheuses
leurs premières projections américaines. Au programme
cette année : My First Mister de Christine Lahti,
choisi comme film d'ouverture, Double Whammy de Tom Di Cillo
(réalisateur de Ca Tourne à Manhattan), Enigma
de Michael Apted (auquel on doit Gorilles dans la Brume,
Blink, Nell, et le James Bond Le Monde ne suffit
pas) avec Kate Winslet et surtout Intimité le
dernier Patrice Chéreau (La Reine Margot, Ceux
qui m'aiment prendront le train) réalisé en anglais
d'après un scénario d'Hanif Kureishi, scénariste
du mythique My Beautifull Laundrette de Stephen Frears. L'Eglise
Catholique américaine aura quant à elle un oeil sur
le controversé The Dangerous Lives Of Altar Boys
de Peter Care avec Jodie Foster (également productrice) contre
lequel elle est en lutte depuis la pré-production.
Les
prix seront attribués dans la soirée du 27 janvier
avant la dernière journée du festival, le dimanche
28 janvier, durant laquelle seront projetés tous les films
primés de cette 17ème édition.
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