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Rendez-vous incontournable des professionnels de la télévision aussi
bien en documentaires qu'en fiction, le FIPA présente chaque année
un tour d'horizon de ce qui se fait de mieux et de plus créatif
et intelligent en matière de création audiovisuelle.
La compétition se divise en six sections qui chacune possède son
propre jury : Fiction, Séries et Feuilletons, Documentaires de création
et d'essai, Grands reportages et faits de société, Musique et Spectacle
et Programmes courts.
Parmi l'impressionnant jury qui compte pas moins de personnes (5
jurés par section) on peut notamment citer Jorge Semprun, Inès de
Meideros, Ademir Kenovic, Laurence Côte, Claude Chabrol, Christine
Boisson et Humbert Balsan.
En compétition on peut citer Mère de Toxico de Lucas Belvaux
avec Jeremie Renier et Valérie Mairesse dans la section fiction,
Un pique-nique chez Osiris de Nina Companeez avec Dominique
Blanc et Jean-Pierre Cassel dans la section Séries et Feuilletons,
Le rêve de Sisyphe - Algérie, la réconciliation de Faouzia
Fekiri dans la catégorie des documentaires de création , Chronique
d'une petite ville russe en hiver de Christophe de Ponfilly
pour les grands reportages, Danser de Ulrik Wivel (Danemark)
pour la section musique et spectacle, The boy who saw the iceberg
(le garçon qui a vu l'iceberg) de Paul Driessen (Canada), film
d'animation produit par l'office national du film du Canada qui
concourt pour le FIPA d'Or du meilleur programme court.
L'office national du film du Canada à qui le FIPA rendra d'ailleurs
hommage à travers une rétrospective de sa production. Il s'agit
du plus ancien organisme public de production au monde fondé dans
les années trente par le documentariste britannique John Grierson
à la demande du gouvernement canadien. La forteresse de Churchill,
produit par l'ONF et traitant des efforts des alliés durant la seconde
guerre mondiale a reçu le premier oscar remis à un documentaire.
1989 voit la consécration de cette institution qui reçoit un oscar
honorifique pour ses 50 ans d'existence et une palme d'or à Cannes
pour le film de Gilles Carle, 50 ans.
Outre cet hommage, de nombreux événements ponctuent le FIPA à commencer
par la soirée d'ouverture qui présentera une version restaurée par
Lobster Films du film muet d'Alberto Cavalcanti, Le capitaine
Fracasse dont la musique sera interprétée par son compositeur,
Michel Portal.
De nombreuses manifestations (conférences et tables rondes) viendront
compléter ce programmes avec notamment les états généraux de la
culture présidés par Jack Ralite (ancien ministre de la culture).
Les thèmes développés cette année sont nombreux : on peur citer
notamment Douce France cher pays de mon enfance ... qui présentera
le documentaire François Mitterrand : le roman d'un pouvoir qui
revient, en quatre parties, sur les deux septennats et en dressant
un portrait qui se veut intime. Les autres thèmes développés s'orientent
vers la seconde guerre mondiale, l'Afrique, les Balkans, les réfugiés,
émigrants et immigrants de tous les pays, la technologie et la science,
les affaires criminelles, les problèmes de l'adolescence, les femmes,
... Bref un festival très éclectique et fort qui permet aussi à
de nombreux étudiants de réaliser de nombreux projets (journal du
festival, événements filmés, réalisation de documentaires sur le
festivals, tables rondes, ...) A ne pas manquer donc.
Frédéric
Leconte
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