Tokyo
Présentation
Rokuro Mochizuki
Clôture
Palmarès
Contact info
Découvrez un Festival
Notre Sélection
Choix par pays, mois
Festivals du mois, de la semaine
Affiches
Toronto - Deauville
Cannes - Oscars - Berlin
Archives
Découvrez un Film
Notre Sélection
Choix par pays, année
Gallerie
Toronto - Deauville
Cannes - Oscars - Berlin
Newsletter
Recherche
Liens
Festival International du Film de Tokyo
28 octobre - 5 novembre

TOKYO 2000 : entre coqueluches de festivals et découvertes

Jusqu'au milieu des années 80, , Tokyo faisait figure de grand absent au royaume des festivals. Conséquence sans doute d'une cinématographie qui, malgré ses grands noms récompensés sur la scène internationale (Kurosawa, Kinugasa, Kitano...), demeurait un peu trop repliée sur elle-même.

Cependant, en 1985, pendant le festival de Cannes, le président fondateur de Toei, son PDG et le journaliste Mayazachi Mizuno donnent une conférence de presse somptueuse à l'hôtel Martinez, buffet et kimonos à l'appui, pour annoncer la création du Festival International de Tokyo.

L'un des 12 plus grands festivals mondiaux vient ainsi de naître. Son crédo: faire découvrir et défendre les talents de demain. Parallèlement à la grande section compétitive internationale, le festival lance ainsi une "Young Cinema Competition" destinée aux réalisateurs n'ayant pas réalisé plus de trois films. Au fil des ans, cette compétition dotée d'un prix cash très important (750 000 dollars la première année!) va récompenser Hector Babenco (1985), Idrissa Ouedraogo (1989), Jean Pierre Jeunet et Marc Caro (1991), Julio Medem (1992), Tsai Ming-Liang (1993), Hal Hartley (1994) et Jafar Panahi (récent Lion d'Or à Venise).

En 15 ans d'existence, la grande compétition aura été le lieu d'une rivalité soutenue entre cinéma asiatique et est-européen. A l'arrivée, c'est le cinéma asiatique qui l'emporte avec 6 Grand Prix (Shinji Somai, Wu Tian-ming, Chung Ji-young, Tian Zhuang-zhuang, Yim- Ho, Chang Tso-Chi) contre un seul au yougoslave Rajoko Grlic en 1989.

De par sa position stratégique naturelle, le Festival de Tokyo est devenu une vitrine privilégiée des évolutions du cinéma asiatique, de la "Nouvelle Vague" coréenne voisine (Prix du Jury pour Rainbow Trout de Park Chong-won en 1999) à l'émergence des nouveaux talents de Singapour, Thailande et Taiwan (Tsai Ming-Liang, Edward Yang, et Chang Tso-Chi, qui, en 1999, remportait le Grand Prix et le Gold Prize pour Darkness and Light).

Pour répondre aux critiques qui lui reprochent un manque d'initiatives en faveur du jeune cinéma japonais indépendant, le Festival lance en 1999 le "Tokyo Film Creators' Forum" pour développer le marketing des films japonais à l'étranger et relancer la production au Japon. Ce forum s'accompagne d'une nouvelle section "Nippon Cinema Now" qui, chaque année, présente en avant-première mondiale 4 films japonais et organise des rencontres avec leurs réalisateurs. Cependant, on peut dire au vu des palmarès du festival que les grands réalisateurs actuels de l'archipel nippon, tels Kitano, Aoyama, Kurosawa et Kawase, en sont les grands absents.

Parmi les favoris logiques d'une compétition toujours réservées aux réalisateurs n'ayant pas réalisé plus de trois films: Alejandro G. Inarritu, dont les Amours Chiennes viennent de se distinguer à Edimbourg et Chicago; Janice Beard: 45WPM, récompensé au Festival Cinequest de San Jose, et Jeu de Rôles du jeune prodige Mateo Gil, qui espère sans doute faire aussi bien que son ami Alejandro Amenabar et son Grand Prix 1998 pour Ouvre les Yeux. Face à ces jeunes loups, les 5 réalisateurs asiatiques ne devraient pas être en reste. Le coréen Hong Sang-soo, dont les deux premiers films ont déjà été récompensés à Rotterdam, Vancouver et Singapour, fait figure de favori logique avec Oh! Soo-jung (La Vierge Mise à Nu par ses Prétendants). Mais la chinoise Ann Hu ne devrait pas être en reste avec Shadow Magic, récit de l'implantation du cinématographe dans son pays.

La section "Cinema Prism" propose 15 titres prestigieux et inédits du cinéma mondial. Les spectateurs pourront ainsi découvrir ou revoir le beau visage de l'émouvante Zang Ziyi, actuellement à l'affiche de Tigres et Dragons, dans The Road Home du vénérable Zang Yimou (Vivre!), tandis que la jolie Bae Doo-nae saura certainement les dérider grâce à sa pétillante prestation dans Barking Dogs Never Bite du sud-coréen Bong Joon-ho, remarqué à San Sebastian.

Parmi les 4 films de la section Nippon Cinema Now, on s'intéressera plus particulièrement à Chinpira de Rokuro Mochizuki, remarqué à Venise, où nous l'avions rencontré, pour son film érotique Currency and Blonde, et The Guys from Paradise du prolifique Miike Takashi, récent hommagé de l'Etrange Festival de Paris.

Après moults coupes de saké, sushis et 8 jours de compétition passionnante, le jury, présidé par Volker Schlöndorff, et les spectateurs du Festival de Tokyo pourront ainsi s'exclamer comme tout bon japonais qui se respecte: "Gochiso sama deshita!"

Robin Gatto

 

Affiche

La Vierge mise à nu par ses prétendants

Barking dogs never bite

Rokuro Mochizuki


> Ajoutez à vos favoris > A notre propos > Annoncez
>
Recrutement > Conditions d'utilisation > Contactez nous