|
Pour sa 22éme édition, les frères Jalladeau, à la tête du festival
depuis ses origines, ont concocté encore cette année un programme
de haute volée qui ravira le public présent dans la ville de Jacques
Demy.
65 films de long métrage issus des maintenant fameux trois continents
: Asie, Amérique Latine et Afrique, seront diffusés pendant les
huit jours de la manifestation. La compétition de films, issus bien
évidemment des trois continents, compte pas moins de 18 films, la
plupart inédits en France.
Le festival de Nantes, est bien sur, connu pour sa remarquable compétition,
mais aussi pour ses hommages et cartes blanches qui, tous les ans,
font découvrir ou redécouvrir un ou plusieurs cinéastes. Cette année,
la carte blanche sera confiée à Donald Richie, cinéaste et écrivain
américain, passionné par le cinéma japonais, et qui a notamment
participé au documentaire consacré au maître du cinéma international
: Akira Kurosawa, aux côtés de Francis Ford Coppola et Bernardo
Bertolucci. Outre cette participation au film d'Alex Cox, il a également
réalisé les sous titres du chef d'œuvre, Rêves, toujours
du talentueux Kurosawa. Cette carte blanche permettra de voir ou
revoir de nombreux chef d'œuvres connus ou moins connus du cinéma
du pays du soleil levant.
Les hommages s'articuleront cette année entre l'Afrique et Cheik
Oumar Sissoko, l'amérique latine et Glauber Rocha et l'Iran avec
un hommage consacré à l'un de ses plus grands directeurs de la photographie
: Mahmoud Kalari. Sissoko, remarqué avec son dernier film, la genèse,
présentera ses autres films et parlera de son dernier film, intitulé
Battu, coproduction entre la France, l'Angleterre et le Sénégal.
L'intégralité
de l'œuvre du chef de file du cinema novo brésilien décédé en Août
1981, Glauber Rocha, sera diffusé lors du festival. Cet ancien étudiant
en droit, a commencé par la mise en scène théâtrale et la critique
cinématographique pour ensuite devenir le leader incontesté du cinéma
novo du Brésil et le premier ambassadeur de ses idées en Europe.
L'Europe, qui l'accueillit à bras ouvert tant ses idées et ses sentiments
se rapprochaient à l'époque des idées de mai 68. Les films qui suivirent
furent ensuite, certes moins intéressant mais révèlent un vrai talent
que vous pourrez découvrir tout au long de la quinzaine de long
métrage que comptent sa filmographie de réalisateur.
Enfin, un hommage sera rendu à l'un des plus grands chefs opérateurs
iranien, Mahmoud Kalari. Ce chef opérateur a éclairé de nombreux
films de Mohsen Makhmalbaf tels que Gabbeh ou Salaam Cinéma et a
travaillé avec Abbas Kiarostami sur Le Vent nous emportera.
Ce sera l'occasion de voir de nombreux films qui ont marqué l'histoire
du cinéma iranien.
De nombreuses joies attendent donc le festivalier nantais ces prochains
jours ... comme toujours.
Frédéric Leconte
|