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Cap
au Sud !
Croatie, Liban, Turquie, Grèce, Yougoslavie, un éclairage appuyé
au cinéma espagnol ... la liste des pays représentés au 22ème Festival
du Cinéma Méditerranéen de Montpellier est impressionante. A l'image
de la richesse de sa programmation, des cultures et des influences
qui composent ce véritable pôle culturel qu'est la Méditerranée.
Cette année, Montpellier étire même les rives de la Mare Nostrum
jusqu'au Mexique, avec une (re)découverte de la période mexicaine
de Luis Bunuel et une rétrospective Arturo Ripstein.
En marge de la compétition officielle (200 films, longs et court-métrages
présentés pendant dix jours) les festivaliers prendront le temps
d'un hommage à l'acteur israélien Moshe Ivgi, et d'une rencontre
avec Silvan Furlan, le directeur de la cinémathéque slovène, qui
viendra présenter un film inédit d'Ernst Lubitsch entièrement restauré
: Quand j'étais mort (1916), une oeuvre du grand maître présumée
perdue.
Lorsque l'on évoque le cinéma méditérranéen, nos souvenirs de cinéphiles
sont souvent italiens : l'Italie qui sera pleinement saluée, cette
année, à Montpellier.
Voyage en Enfer avec une nuit Dario Argento, le maître de l'horreur
filmique à l'italienne., une exploration des "Perversions latines"
au travers d'un voyage érotique chez les plus grands auteurs transalpins
: Germi, Ferreri, Risi ... Une invitation au créateur de Cinéma
Paradiso, Guiseppe Tornatore et une prestigieuse soirée d'ouverture
Verdi/Bertolucci : concert + film.
Si l'on ajoute à ce programme, une carte blanche à Canal + Horizons
et la visite de l'écrivain Christine Angot, le festival se place
résolument sous le signe de l'écléctisme.
Pour finir, et afin d'asseoir son rôle en faveur du cinéma méditérranéen,
le festival de Montpellier se dote cette année d'un prix d'interprétation,
qui vient s'ajouter, entre autres, à l'Antigone d'Or, qui récompense
un long-métrage de fiction.
David
Dibilio
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