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Consacré chaque année à un pays différent, le Festival de Lanester
"Un pays, une culture" propose depuis 1979 un large panorama de
la culture d'une nation; que ce soit à travers son cinéma, avec
une sélection d'une dizaine de films récents, ou à travers la présentation
d'ateliers apportant une série d'éclairages sur les différents formes
d'art du pays.
Après la Corée du Sud en 1998 et le Portugal l'année suivante, c'était
au tour du Japon, du 7 au 12 novembre, de faire la une à Lanester.
Un pays qui est ainsi devenu le premier à faire l'objet d'une seconde
couverture puisqu'il avait déjà été à l'honneur en 1982.
Il faut dire que le cinéma Japonais jouit d'une côte de popularité
considérable auprès du public Européen. Dans les années 60 déjà,
ce cinéma commence à remporter des prix dans les grands festivals
de la planète. Le reste du monde découvre alors les bribes d'une
culture à la fois empreinte de traditionalisme et de modernisme.
Rejoint aujourd'hui par d'autres facettes du cinéma asiatique (la
Corée, Taïwan, Hong Kong), le cinéma japonais n'en demeure pas moins
toujours aussi fascinant.
Côté cinéma, ont cette année été présentés les films suivants: After
Life (Wandafuru raifu) de Hirokazu KORE-EDA (1998), Jin-Roh
de Hiroyuki OKIURA (1999),
Cure (Kyuan) de Kiyoshi KUROSAWA (1997), L'Anguille
(Unagi) de Shohei IMAMURA (Palme d'Or en 1997), Grains
de sable (Nagisa no Shindobaddo) de Ryosuke HASHIGUCHI
(1995), Le Village de mes rêves (E no naka no boku no
mura) de Yoichi HIGASHI (1995), Okaeri de Makoto SHINOZAKI
(1996), Jugatsu (3-4x jugatsu) de Takeshi KITANO (1990),
Le Tombeau des lucioles (Hotaru no haka) d'Isao TAKAHATA
(1988).
Mais les organisateurs ont également proposés toute une série d'activités
en vue de familiariser le public avec la culture japonaise. On a
donc pu y trouver des ateliers d'Origami pour confectionner des
Grues de la Paix -pliages en papier-, des expositions et démonstrations
d'entretien de l'art du Bonzaï, des initiations à la calligraphie
japonaise, une présentation de l'art floral Ikebana, des séances
d'initiation au Zazen, des expositions de photographies... le tout,
bien sur, chapeauté par une cuisine japonaise qui était à l'honneur
toute la semaine. Bref, de quoi nous plonger profondément dans un
autre monde.
Christophe Pinol
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