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Pendant
ces paisibles journées d'automne, le petit village de Saint Tropez
attirera autrement l'attention que par ses " plages abandonnées
" et autres madragues. C'est en effet sur ce port azuréen que se
tiennent les premières Rencontres Internationales du Cinéma des
Antipodes.
Plus de 40 courts et longs métrages venus des mers australes seront
ainsi présentés avec notamment une compétition pour le moins originale
confrontant films australiens et néo-zélandais aux films français,
comme rejouant une coupe du monde de rugby à l'échelle cinéphilique.
Pour favoriser l'équité des débats et les échanges culturels, les
films seront jugés par un jury franco-australien composé des comédiennes
Charlotte Rampling, Lynda Lacoste (si ce nom ne vous dit rien c'est
que vous ne faites pas partie de la malheureuse génération à laquelle
on a infligé l'affligeante sitcom " Hélène et les garçons ") , Nadia
Tass, les comédiens Hugo Weaving (Priscilla folle du désert,
Matrix), Callan Mulvey (la série " Hartley coeur à vif "
pour un jury décidément assez télé) et Marc de Gouvenain, directeur
de la collection Antipodes aux éditions Actes Sud.
En compétition, la délégation australienne sera représentée par
Innocence de Paul Cox, Monkey's Mask de Samantha Lang,
In A Savage Land de Bill Bennett et City Loop de Belinda
Schakio. La Nouvelle Zélande présentera quant à elle The Price
Of Milk de Harry Sinclair, et la France Ca ira mieux demain
de Jeanne Labrune, Tuvalu de Veit Helmer et Québec
Libre.
Outre ces programmes, les festivaliers auront l'occasion de voir
des expositions de peintures et de photos et même d'assister à une
rétrospective de films aborigènes, curiosité qui s'annonce pour
le moins attirante.
Le festival s'est ouvert lundi dernier avec un hommage à la réalisatrice
australienne Gillian Armstrong venue présenter son dernier film
Oscar & Lucinda, et s'achèvera dimanche par la projection
de Russian Doll de Stavros Kazantzidis et Allanah Zitserman.
Yannis Polinacci
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