PEOPLE
:
Interview
de Madame Anne d'Ornano, à l'issue du déjeuner d'ouverture du 26ème
Festival du Cinéma Américain de Deauville… sous le soleil.
Sitôt l'idée du festival du cinéma Américain soumise à son mari en
1975, son épouse Anne d'Ornano y travaille avec lui. Mais Michel d'Ornano
nommé ministre, il lui confie l'entière responsabilité de l'opération.
Dès 1962, la jeune infirmière d'origine américaine avait abandonné
son métier, avec regret mais raison aussi : "les malades n'attendent
pas". La passionnée d'aéronautique allait lâcher le manche : "piloter
est une activité très prenante, un avion n'est pas un jouet. Mais
jamais je n'ai envisagé la vie sans travailler". Les faits le confirment.
Aujourd'hui, Madame d'Ornano est non seulement Maire de Deauville
mais depuis la disparition accidentelle de son mari, elle a repris
la présidence du Conseil Général de Normandie. "Cela n'a jamais été
un poids. Bien au contraire, dans l'épreuve, cela m'a oh combien aidée
!".
Propos
choisis concernant le Festival :
"Mon mari souhaitait trouver un système afin de prolonger la saison
après le grand prix de Deauville de la dernière semaine d'août. Notre
ville était trop exclusivement tournée vers le champ de course. L'idée
d'André Halimi m'a tout de suite emballée, le cinéma bien sûr, mais
Américain surtout je dirais. Avec des films uniquement français, nous
n'aurions pas déplacé 3 chats. Le plus difficile ensuite, a été de
convaincre les américains de nous confier leurs films et leur prouver
qu'une toute petite ville de France était capable d'accueillir Hollywood
et ses stars. Aujourd'hui, le festival est un succès, il me prend
moins de temps malgré la difficulté ces dernières années causée par
la sortie de gros films en août. Cette année, cela nous a privé de
Mission impossible : 2 et En pleine tempête.
Mais il semble que les résultats de cet été ne sont pas fameux et
j'avoue que je n'en suis pas fâchée ! "
Propos
recueillis par Philippine Dautun.
