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Quelques
journées de la vie d'un artiste noir au début des années 80. Jean
est peintre et musicien. Il vient de sortir de l'hôpital psychiatrique
et erre dans un New York underground, taguant les murs et cherchant
à vendre ses toiles pour payer le loyer de son appartement. La nuit,
il arpente les trottoirs et navigue de club en club à la recherche
d'une belle et riche jeune fille qui lui a promis de prendre soin
de lui pour le restant de ses jours.
Downtown
81 est un film au destin pour le moins curieux : tourné
en 1981 avec dans le rôle principal l'un des plus grands artistes
new yorkais du siècle, Jean-Michel Basquiat alors inconnu, et terminé
presque vingt ans plus tard, le film nous parvient aujourd'hui comme
un document inédit et précieux sur toute une époque de la création
américaine, au moment où émergent la new wave, le new painting,
le hip hop et les graffitis. La bande son alterne des morceaux de
Kid Creole and the Coconuts, DNA, James White and the Blacks ou
encore Gray, le propre groupe de Basquiat, qui apparaissent dans
le film, ainsi que Deborah Harry, la belle chanteuse américaine
qui n'allait pas tarder à incarner la sulfureuse journaliste de
Videodrome de David Cronenberg. Tout cela fait le
prix de Downtown 81 et il faut bien reconnaître qu'il
s'agit là du seul intérêt du film, aussi plat et ennuyeux que Basquiat
pouvait être génial, dans la peinture certes mais aussi, et c'est
autant une découverte qu'un regret, dans l'art dramatique où sa
décontraction fait merveille.
Yannis
Polinacci
Portrait
d'Edo Bertoglio
Né
en 1951, Ed Bertoglio obtient son diplôme en réalisation au Conservatoire
Libre du Cinéma Français à Paris en 1975 avant de démanager à Londres
puis à New York, où il travaille comme photographe et directeur
artistique pour des magazines tels que Look, Vogue Italie ou Vanity.
Entre 1976 et 1982, il réalise avec Maripol des reportages sur les
artistes et les groupes du " downtown " de New York, crée de nombreuses
pochettes d'album pour Warner Bros ou Arista et photographie des
personnalités telles que Blondie, Madonna, Grace Jones ou Tim Curry.
En 1990, il retourne à Lugano en Suisse où il produit et réalise
des programmes pour la télévision suisse ainsi que des spots publicitaires.
Après deux documentaires, Bazar (1994) et Paroles Paroles
(1998), Downtown 81 est son premier film et concourt donc
à la Caméra d'Or ainsi qu'au Prix de la Jeunesse.
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| Casting |
Jean-Michel
Basquiat,
Deborah Harry,
David Mc Dermott |
| Scénario
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Glenn
O'Brien
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| Production |
Maripol
Fauke,
New York Beat Film
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| Durée |
1h15 |
| Distribution |
Celluloïd Dreams
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